Le (non) partage des richesses. Une folie à l’échelle Mondiale.

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“Le (non) partage des richesses. Le drame fou du 21ème siècle. Une folie à l’échelle Mondiale”.


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Chers amis, chère Madame, Cher Monsieur,
Permettez moi de partagez avec vous ces quelques lignes… Avec beaucoup d’émotion, de tristesse, de colère mais aussi avec beaucoup d’amour, je souhaite avoir une réflexion sur le partage, à la suite d’un drame fou: Le suicide par ingestion de poison, de toute une famille de la région de Buleleng. Raison du suicide: La pauvreté.
 
Au jour ou chacun ne pense plus qu’à lui, au jour où des hordes de touristes dépensent des dizaines de millions de dollars afin uniquement de se distraire, au jour ou des étrangers bedonnant (ou pas) ne partagent rien de tout ce qu’ils gagnent comme argent grâce à leurs affaires légales ou simplement illégales (parfois), au jour ou des milliers d’étrangers travaillent ici en Indonésie, s’enrichissant de manière inappropriée (souvent) et irrespectueuse (parfois aussi) et bien dans l’anonymat le plus totale, de vrais drames se passent… Mince alors.
 
Un drame du 21ème siècle dans un pays ou le suicide est tabou, inconnu de la part des institutions; oui mes chers amis hier une famille entière s’est donné la mort car elle ne pouvait plus manger, ne pouvait plus se soigner, ne pouvait plus subvenir à ses besoins. Cette famille n’en pouvait juste plus de tout… Un drame de plus vécu par une communauté, mais aussi par notre petite fondation humanitaire qui pourtant se donne bien de la peine pour éviter que de telles choses se produisent encore. Nous continuons pourtant, dans la joie, avec beaucoup de joie et d’espoir.
 
Hier, un papa et une maman aimant et leurs deux très jeunes enfants se sont empoisonnés mortellement afin de ne plus avoir à luter pour manger. Du coup, ils ont réussis, ils n’auront plus jamais faim et moi là, sur le coup j’ai envie de vomir.
Quel drame affreux n’est-ce pas? Une solution finale autant que radicale mais au combien désespérante et irrationnelle; juste essayons d’imaginer cela une minute mes amis! Mettons nous un instant à leur place, aujourd’hui, comment ici ou ailleurs est-ce encore possible?
 
Bien sur, ici les gens sont pauvres et depuis des années cette pauvreté augment encore et toujours. Les inégalités n’ont jamais été aussi importantes dans le monde et “le fossé entre riches et pauvres” est plus abyssal que jamais, alors imaginez dans les pays les plus démunis. Le 1 % les plus riches détiennent désormais 50,1 % du patrimoine mondial et leur enrichissement ne profitera pas aux plus pauvres… Mondialisation, déréglementation ou absence de règle, ambition démesurée… Cela exacerbe la capacité des riches et des puissants à faire usage de leur rang pour concentrer encore plus leurs richesses. Voilà le problème mes amis.
 
Saviez-vous par exemple que ce que les médicaments que nos équipes médicales ici à la Fondation prescrivent le plus sont sont liés aux carences alimentaires? Saviez-vous que nous faisons des milliers de donations de nourriture saine par année à des familles qui ne peuvent plus rien acheter? Que nous prenons en charge plusieurs dizaines de milliers de patients malades par année? Que nous prescrivons gratuitement certainement une poids supérieur à 1’000 kilos de médicaments par année? Tout cela parce que nous redonnons tout ce que nous gagnons? Et c’est un vrai bonheur que de le faire. Un joie de travailler dans ce but là.
Qui est responsable de cela? Mais c’est simplement de notre faute, nous sommes tous un peu responsables de cela. Certains pa contre s’en cache bien n’est-ce pas? Il est si simple de ne rien partager, si simple de ne rien dire, si simple de vivre comme des nantis alors que là, tout à coté se suicident des familles afin juste d’éviter la souffrance de mourrir de faim. Quelle honte, j’ai honte de nous et de cette mentalité qui nous rend égoïste au point de laisser nos voisins mourir de faim, ou laisser sont enfant enfermé dans une cage durant l’entier de sa vie. Quel est ce monde, qui sommes nous devenus pour en arriver là?
 
Bien sur une minorité d’entres nous agissent et j’en connais plein qui font des choses formidables pour soulager ceux qui souffrent, mais comme je l’indique, ils sont une minorité alors que tous, oui je dis bien tous et ensemble, nous pouvons faire une grande et fondamentale différence. Simplement le souhaitons-nous réellement? Sommes nous tous prêts à (re)donner un peu ou beaucoup de ce que nous possédons ou produisons grâce à notre travail?
 
Je me souviens avoir appris lors d’une expérience passée que si tous décidons de redonner 0.1% de nos benefices et profits, alors nous offririons des soins gratuits à l’ensemble de la population dans le besoin et ce à l’échelle du Monde… 0,1% mes amis.
Un petit rappel quand même a tous ceux qui s’enrichissent à outrance dans l’irrespect et l’iniquité ici: Certaines de nos recherches, comparées aux chiffres de l’OMS concluent que l’Indonésie (y compris la région de Bali), a le cinquième plus grand nombre d’enfants “rabougris” dans le monde. Que plus d’un enfant sur trois (ou 37%) ont un retard de croissance. Cela signifie que 9,5 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et n’ont pas accès aux soins de santé. Que plus de trois millions (ou 12%) des enfants de moins de cinq ans en Indonésie ont un poids largement inférieur à leur courbe de poids idéale (Ndla: IMC – Cette interprétation, contrairement à celle de l’adulte, n’est pas linéaire chez l’enfant). Que dans les zones rurales, près de deux enfants sur trois, âgés de moins de deux ans (57%), sont anémiés. Que seuls 42% des enfants âgés de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein et que moins de 36% des enfants consomment des aliments complémentaires appropriés.
Le cas de cette famille qui se suicide pour ne plus souffrir de pauvreté, non ce n’est évidemment pas un cas isolé, mais la chute est brutale et choquante car elle est finale et n’offre aucune autre alternative possible; si ce n’est celle de me faire écrire ces lignes et je l’espère de tous nous faire réfléchir. Quelle solutions pour demain?
 
Certes, d’autres qu’eux crèvent de ne rien avoir, meurent de ne plus pouvoir acheter des légumes, des fruits… et nous devons agir en trouvant les moyens équitables pour tous de partager nos richesses. De ces familles en souffrance, j’en connais tellement, j’ai vu tellement de situations de ce type là qui fort heureusement n’ont pas été jusqu’au suicide.
Mais avec toute mon abnégation, je refuse de m’y faire et je refuse totalement de dire (ou de me dire) que c’est la fatalité car absolument rien n’est fatal dans le fait de mourrir de faim et de devoir se suicider pour abréger ses propres souffrances. Mon Dieu…
 
Je suis sous le choc, nous avions alerté qui de droit, nous avions planifié avec les autorités locales une journée de soins communautaire dans ce village et bien sur, cette famille comme tant d’autres faisait partie de celles que nous suivions et que nous aidions, ou allions aider. Je remercie au passage le gouvernement local pour la nullité de ses actions, ces gros politiciens élus a grands coups de « pots de vins », d’argent qui se refile par dessous les tables. Un idéal d’inefficacité que je relève presque chaque fois. Et c’est aussi pour cela que nous come d’autres par ailleurs avons décidé d’apporter une aide différente.
 
Quelque chose me reviens en mémoire: Il y quelques semaines, alors que je discutais avec le Gouverneur de l’Ile de Bali, Mr. Manku Pastika. Je me souviens de ses mots hallucinants alors qu’il nous visitait avec l’ensemble de ses ministres (dont celui de la santé et des affaires sociales), durant une séance de soins communautaires gratuits à Bangli, durant laquelle une équipe médicale de la Fair Future Foundation NGO – www.fairfuturefoundation.org (composée ce jour là de 5 médecins, 8 infirmiers ainsi que 10 autres personnes de notre organisation dont des jeunes du Fair Warung Balé) avait eu la joie de prendre en charge près de 500 patients gratuitement.
 
Alors que le Gouverneur Mr. Manku Pastika me parlait en nous regardant tous travailler, il m’interpelle et me dit en Indonésien: « -Mais Alex, pourquoi autant de gens viennent ils se faire soigner ici? C’est incroyable! ». J’ai été choqué par cette question aussi absurde qu’inattendue, surtout venant de la part du plus haut responsable de la province. Choqué mais finalement aussi attendri par cet aveux de sa part: Il ne sais pas, il n’en sait rien, et il découvre la misère chez lui… Drôle non? Mais pas si étonnant dans le fond.
 
Ma réponse, fût donc de le remettre en question et je lui ai répondu du “tac au tac”: « – Mais Mr. le Gouverneur, vous devriez le savoir car c’est VOUS qui êtes responsables de la santé ici, pas moi. C’est donc moi qui devrait vous poser cette question n’est-ce pas? Pourquoi avons nous eu 1’000 patients en 2 jours de travail sur le terrain? 1’000 patients malades et sans ressource pour pouvoir se soigner? Pouvez-vous me répondre Mr. le Gouverneur?».
 
Et bien Monsieur le Gouverneur n’a pas su ou pas pu ou pas voulu me répondre, se retournant vers son ministre de la santé, qui m’a sourit poliment, l’ai gauche en haussant ses épaules, tout en me donnant rendez-vous dans son bureau a Denpasar afin que je lui offre des solutions ou pour le moins que ensemble nous puissions répondre à la fameuse question posée par son chef de gouvernement. A ce jour, j’attends toujours son coup de fil et son invitation. Néanmoins s’en est suivi une discussion intéressante sur les conditions de vies des populations pauvres, des facteurs de pauvreté qui changent et donc de la misère qui augmente, des problèmes de l’eau contaminée qui est vecteur de maladies congénitales, selon nos propres constatations et des moyens vraiment si faciles à mettre en place pour aider ceux qui n’en peuvent plus de rien. Car les moyens existent et pas de besoin de beaucoup de sous pour cela… Self-sufficiency en anglais.
La situation de pauvreté extrême n’est évidemment pas inhabituelle ici. Mais ce que je veux relever (sans pour autant les blâmer), c’est que les hautes sphères politiques se désintéressent globalement de la chose sociale, ils ne sont parfois même pas aux courant de ce qu’il ce passe dans leur(s) région(s). Rappelons nous tout de même que partout en Indonésie, la majorité des gens n’ont pas accès à des soins médicaux gratuits, que plus de 90% des gens n’ont pas d’assurance maladie. Que le système de santé de l’Indonésie ne fournit même pas les soins les plus élémentaires à de vastes couches de la population. Comme je le disais dans une publication antérieure « -la population locale reste très vulnérable à la malnutrition et ne peut pas, pour une large majorité, avoir accès à des soins médicaux et de santé de base ». Ce drame familial n’est donc pas une vrai surprise, cela n’enlève en rien à son aspect tragique et inacceptable cela va de soi.
 
Trouvons les moyens que faire en sorte que nous puissions partager, donnons une partie de nos gains, de notre temps, de nos choses aussi. Regardez le « Fair Warung Balé by the Fair Future Foundation », les maisons de la Fondation et bientôt un autre programme qui va ouvrir et qui lui aussi ira dans ce sens là: Des petites choses qui sauvent des vies, qui font vivre une soixantaine de jeunes gens et cerise sur le gâteau, qui offre des soins gratuits a plus de 30,000 par année, qui construit un hôpital pour enfants et bien d’autres choses complémentaires comme ces fameux bien plus de 1’000 kilos de médicaments prescrits gratuitement par année, tout ce matériel médical, les salaires de nos équipes médicales bien entendu etc…
 
Une voie à suivre s’il en est une parmi d’autres: L’équité, l’auto-suffisance visant à la redistribution équitable des richesses, et ma foi, la raison de savoir se contenter de l’essentiel. Aujourd’hui, si le Fair Warung Balé by the Fair Future Foundation était à moi, je serais riche, j’aurais un maison, des économies, une voiture, je mangerais au restaurant tous les jours et je voyagerais…
 
Aujourd’hui ma richesse et mon bonheur sont d’offrir de l’aide grace à ce que je sais faire de mieux: Offrir ma confiance, soigner, sourire, aimer et donner. Et je le fais gratuitement depuis des années. Que de la joie franchement.
 
Je n’ai pas de voiture, pas de maison à moi, pas d’économie et je ne vais que rarement au restaurant (sauf au Fair Warung Balé by the Fair Future Foundation évidemment). Mon autre richesse et mon grand bonheur et de vouloir continuer à aider, a construire d’autres hôpitaux, d’autres cliniques, mais aussi de continuer sur cette voie de commerce équitables dans lesquels 100% des bénéfices sont redistribués dans des programmes sociaux ou médicaux.
 
Alors ensemble, tous ensemble faisons la difference et donnons à ceux qui n’ont pas notre chance. En retour, votre seul salaire sera un sourire. Moi cela me suffit largement.
 
February 2017 © Fair Future Foundation Alex Wettstein – Founder / President of the Fair Future Foundation – Fondation pour un Futur Equitable – A Swiss State Approved Foundation.

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