Un nouvel article de presse - Quotidien "La Côte" du 8 août 2019

Un article de presse publié le 08.08.2019 dans le quotidien suisse "La Côte" à propose de Alex Wettstein et de la Fair Future Foundation


9 August 2019

Press article - La Côte 08.08.19

Posted by : alex-wettstein

Depuis plus de dix ans, Alexandre Wettstein ne cesse de se battre pour donner à la population indonésienne un accès aux soins médicaux. Un engagement qui s’apprête à prendre un nouveau tournant.

Si je le pouvais, j’aiderais le monde entier. "-Mais je n’ai que deux bras et deux jambes», sourit Alexandre Wettstein.

Cet ex-habitant de Le Vaud est le fondateur de la Fair Future Foundation, qui donne à la population de Bali (et d'Indonésie) un accès gratuit aux soins médicaux. Depuis 2008, grâce à son travail, entre 30,000 et 40,000 patients sont traités chaque année.

Mais pour cet infirmier de formation, ce n’est toujours pas assez.

Son prochain projet?

Développer sa fondation et l’étendre à tout le pays. Le tout en gardant son ADN suisse. «C’est vraiment très important pour moi. Nous souhaitons importer le savoir-faire helvétique», souligne-t-il.

Un combat pour ce Vaudois, qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense dans un pays où règne la corruption. «Se confronter aux politiques en Suisse, ça ne fait pas mal. Mais ici, en Indonésie, oui», confie-t-il. Puisque ses fonds sont limités, la fondation doit parfois renoncer à un projet pour se concentrer sur d’autres plus prioritaires. Elle essaie aussi de se retirer des projets lorsqu’ils peuvent fonctionner par eux mêmes. Une pilule difficile à avaler pour ceux qui se sentent délaissés.

Menacé, Alexandre Wettstein a dû engager un garde du corps et est allé jusqu’à déménager: «Seuls mes collaborateurs les plus proches savent où j’habite.» Il a entrepris des démarches pour que la fondation puisse travailler en tant qu’organisation suisse légalement installée, et non en partenariat avec des associations locales comme elle le faisait jusqu’à présent. Ce qui lui conférerait de la légitimité et un appui des autorités helvétiques.

Une peur qui ne paralyse pas

Malgré cette situation, la peur ne le paralyse pas. «Ça me pousse en avant. Je continue de croire qu’il y a toujours une solution. M’arrêter? Je ne peux pas», affirme-t-il énergiquement. Militant dans l’âme, Alexandre dit tenir de son père, le médecin et généticien Axel Kahn.

Lorsqu’il était encore en Suisse, il est aussi devenu président du Conseil communal de Le Vaud. Aujourd’hui, sa mission est d’une autre envergure. «J’ai toujours voulu faire quelque chose de différent pour ceux qui n’ont rien», relève-t-il. Pour tourner comme elle le souhaiterait, la fondation aurait besoin d’entre 250 000 et 300 000 francs par an. «Nous n’atteignons même pas la moitié», soupire l’ancien Vauli. La Fair Future Foundation compte sur les dons privés. De son côté, Alexandre Wettstein gagne, grâce à une «guest house», un petit salaire de 300 francs par mois dont il donne encore une partie à la fondation. «Au début, nous ne faisions que financer les projets. Mais depuis 2010, nous nous impliquons», note-t-il. Pour Alexandre, cela signifie travailler sept jours sur sept, jusqu’à 18h par jour. «Je suis tout le temps en souci», reconnaît-il.

La maîtrise de la langue

Joint par vidéoconférence chez lui, il se détourne un instant et lance une phrase en indonésien. «C’est le fils de mon épouse», explique-t-il. Si ses deux filles nées (Flavie and Elisa) d’une première union vivent en Suisse, il s’est marié il y a un an avec Ayu, native de son pays d’adoption, également impliquée au sein de la fondation. «Elle est comme moi: hyperactive, elle a besoin de travailler», sourit-il.

A 52 ans, Alexandre Wettstein a passé la moitié de sa vie à l’étranger, œuvrant pour des associations nationales et internationales dans le domaine social. Mais pourquoi choisir Bali? Pourquoi pas, répondrait ce philanthrope. Cela aurait pu être partout ailleurs. Mais il connaissait le pays pour y avoir travaillé et voyagé. Des amitiés, des rencontres, et la machine associative était en route.

Petite d’abord, puis de plus en plus grande. Dans ce qui était le premier centre médical se trouve maintenant un restaurant pas comme les autres. Le Fair Warung Balé est tenu par une vingtaine de jeunes en difficulté sociale. Pas de comptable, pas de cuisinier, ce sont eux qui font tout. Un plat qui y est servi permet de financer deux consultations médicales. «On m’a déjà demandé d’en ouvrir un à Lausanne: on y mangerait de la nourriture indonésienne assis par terre et le service serait fait par des jeunes en réinsertion. J’en rêve!», reconnaît Alexandre Wettstein.

Son pays d’origine, la Suisse!

Alexandre Wettstein y pense tous les jours. «Ce qui me manque le plus? Les quatre saisons. Ici, nous n’en avons que deux!».

Mais aussi le gruyère, le pain, un verre de blanc. Et le charme des «Suisses qui font la gueule».

En Indonésie, impossible de s’asseoir dans un café sans que quelqu’un ne vienne te parler. Tout le monde te sourit. "Quand, après ça, tu prends le métro à Lausanne, ça fait bizarre», rit-il!

Malgré tout, il reste un «fan absolu» de son pays, et continuera d’en être un fidèle ambassadeur dans sa nouvelle patrie.

Nous vous remercions de votre intérêt, votre bienveillance et votre confiance.

Lire plus ici même, l'article original en .PDF

Très sincèrement - Fair Future Foundation Suisse - Alex Wettstein - Indonésie, le 09.08.2019



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